vendredi 20 mai 2011
La virtualité de l'oiseau ne peut-être simple virtualité matérielle que l'ange irrite. L'oiseau se prend de bec, la coquille flotte, change de nature et se fissure. La limite combattue engendre une possibilité de changement. Lyrisme décadent, de source sûre, la coquille se vide et s'échoue. Dans le ciel un trait est tiré. L'esprit hésite. Une augure est passée.
jeudi 19 mai 2011
Je sais un endroit charmant où s'invente à l'envers des notions telles que des hamsters tournant dans la roue d'une hypothétique fortune ou de nouvelles expériences et idées originales dans les divers domaines s’appuyant, il est vrai, sur la réflexion d'une pensée rétrécie à l'échelle réduite à sa plus simple expression.
mercredi 18 mai 2011
Cet homme est fou, entend-on, aussi introduit-il dans son domaine, pour approfondir son modèle critique, un pays peuplé de courant d'air.
Un désert habité de sable et de mer. Une nuit profonde, instantanément, fait suite au jour le plus aveuglant. Sa tête enfouie dans son masque de sable, il pleure. Des larmes amères qui, bien loin d'arroser ce désert, ne fait que passer et rejoindre ce qu'il vient de quitter.
Un désert habité de sable et de mer. Une nuit profonde, instantanément, fait suite au jour le plus aveuglant. Sa tête enfouie dans son masque de sable, il pleure. Des larmes amères qui, bien loin d'arroser ce désert, ne fait que passer et rejoindre ce qu'il vient de quitter.
mardi 17 mai 2011
lundi 16 mai 2011
Il parle. La voix est lente mais précise. Je ne veux, de ce voyage, me souvenir de rien d'autre que la proximité du tout magnifié par une élévation constante. Le luxe baroque, la nature aliénée dans le sable sont enterrés. À peine soulevé, l'homme voit son visage dans le sable moulé. L'empreinte éphémère aux yeux fermés, bientôt sabordée, sans bruit le regarde.
dimanche 15 mai 2011
Le retour en grâce se fait malgré lui, condition ou résurrection quasi absolue, son dépouillement sera complet, envers et contre tout. Le ciel, en un instant, en son gosier pénètre. Incandescents poumons, rauques râles, perles de pleurs et douleurs insatiables tremblent de tout leur corps. Sur la plage est allongé le nageur aux doigts fermés.
samedi 14 mai 2011
- Au-delà de cette eau qui me submerge, assiégé par la douleur et le manque, brûlant du désir de l'air, le rideau de l'eau se déchire. Point de surgissement, le déchirement n'est autre que l'omnipotente raideur de la matière se heurtant de plein fouet aux courbes du silence, noires, résonnantes et brillantes à la fois.
vendredi 13 mai 2011
mercredi 11 mai 2011
Le pouvoir d'attraction n'est point négociable. Le besoin se fait sentir dans ce qu'il a de plus haïssable après avoir été ce qu'il y eut de plus jouissif. Ah! l'odieuse liberté, bataille sauvage, tourbillon engageant, miroir infini qui ne se montre qu'à l'envie de celui qui s'y projette. Charmeurs et charmés, tour-à-tours s'y enferment. Ainsi, de ce spectacle sacré, ne reste plus qu'un seul point: le surgissement impromptu de la fuite. La tête du nageur oublie peu à peu ses extrémités.
mardi 10 mai 2011
Chacune comme chacun, au passage, rêve de manger l'autre. Toises de l'errance, certaines y arrivent avant de se dissoudre dans un tout qui les dépassent et dont je ne crois pas que je puisse me passer encore longtemps. L'immersion ne peut avoir qu'un temps limité. Hors du temps, une intermittence clairement inachevée selon les lumineux esprits des grands fonds.
lundi 9 mai 2011
- Comme un verre de champagne à la main, la truculence baroque des bulles déconstruit à l'envi les raisons abstraites de ce monde. Des failles de mots sortent de leurs profondeurs.
- Regarde comment sans hésitations, sans artifices elles s'orientent ! Mélodies aériennes, danses parfaitement orchestrées, chacune d'entre elles reflètent l'infini de l'innocence. Elles sont les multiples facettes d'une même réalité trop complexe pour se réconcilier...
- Regarde comment sans hésitations, sans artifices elles s'orientent ! Mélodies aériennes, danses parfaitement orchestrées, chacune d'entre elles reflètent l'infini de l'innocence. Elles sont les multiples facettes d'une même réalité trop complexe pour se réconcilier...
dimanche 8 mai 2011
Une langue sublime se promène dans la forêt qui lèche à tout venant. Le regard perdu dans ses souvenirs ne montre guère que l'envers du décors. Des corps nus, juchés sur d'invisibles carrousels en déséquilibre permanent que le vent caresse, se prêtent à la langue. Un parfum d'interdit auquel le nageur n'offre qu'une indifférence dûment authentifiée et clairement signalée.
- Une rhétorique de bulles roulant sans cesse sur elle-même...
- Une rhétorique de bulles roulant sans cesse sur elle-même...
samedi 7 mai 2011
Le nageur subjugué regarde et écoute. Enfermé dans la stabilité hagarde de ses œufs, à cheval sur deux mondes, son esprit s'agite et se libère laissant éclore quelques bulles qui aussitôt voilent sa vision et retrouvent le chemin du ciel. Complicité sans réserve ou guerre fratricide, l’opposition archaïque de l’évolution et de la création est un cercle infernal en proie au bon vouloir des sens qui nourrissent ses rêves et son imaginaire. Chacun recevant en partage une part de déraisonnable et de fragilité qui l'aident à rester conscient.
- Du choc à l'âme ou du coq à l'âne, il n'y a d'inébranlable que la certitude du mystère !
- Du choc à l'âme ou du coq à l'âne, il n'y a d'inébranlable que la certitude du mystère !
vendredi 6 mai 2011
Un vague écho du mot mouvement, sobrement aéré s'est glissé dans les profondeurs. Lentement il se fraie une sorte de chemin et s'engouffre goulument dans la première huître venue. Au moindre doute l'écho s'efface et pour le compte le mot disparait. Dans la chaire visqueuse il va et vient. Le flux et le reflux s'annulent avec le temps. Le mot goulu, repu, contrit et bientôt immobile ne respire presque plus, quant, à son insu, le même mouvement qui l'avait amené l'emporte dans les eaux chargées du courant.
jeudi 5 mai 2011
mercredi 4 mai 2011
Le permanent vagabond est le plus sûr des fugitifs
Répétition spirituelle et répétition matérielle s'actualisent sur la pièce éponyme de l'homme double. Dualité fixant l'attention, l'âme libre de l'homme hésitant se reconnait sans détour sur le schème fondamentalement original de l'élan au bout du toboggan. De nouveaux décors, idées originales dans les divers domaines en ont fait l'archaïque expérience. Elles s’appuient, il est vrai, sur la réflexion de la pensée rétrécie en grande partie à cause de l'échelle réduite à sa plus simple expression. Le permanent vagabond est le plus sûr des fugitifs.
mardi 3 mai 2011
dimanche 1 mai 2011
Au sommet des branches sans fin, un arbre flotte sur les vagues de fleurs. Une couronne d'épines danse dans le sombre voile de minces nuages blancs dérivant comme les vagues de la mer. La lumière tourne à ciel ouvert dans la nuit. Laissez dériver vos esprits fugitifs, nageurs sans crainte, et que s'éloignent dans le tourbillon sombre vos alertes pensées.