Où la nuit, sans promesse, ne dévoilait rien. Ce qui, dans son ombre, demeurait encore invisible n’avait pris aucun engagement envers le regard qui, quelque part sur ces ponts silencieux, commençait peut-être seulement à apprendre combien l’acte de voir dépend aussi de ce qui se dérobe.
Peut-être le cerveau était-il précisément l’endroit où une telle histoire pouvait commencer avant d’être comprise. Un changement presque imperceptible dans l’air.
Peut-être une obscurité plus compacte… ou une éclaircie qui, si elle paraissait, ne serait d’abord que l’amorce ténue d’une aurore.
Et cette attention sans visage, encore incapable de dire ce qu’elle attendait, qui retenait déjà certains détails avec un soin dont elle ne connaissait pas la raison.
La nuit pouvait continuer à se répandre. Les machines à ronronner. Rien encore n’était arrivé… mais quelque chose avait commencé à devenir possible.

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