Et pourtant, si l’on regarde de plus près, cette opposition… ou… pour le moins… différence…entre miroir et mémoire, commence à se fissurer.
Car le miroir, si pur qu’il paraisse, ne donne jamais «ce qui est» au sens brut. Il donne une image, c’est-à-dire déjà une transformation… une inversion dont le cadrage est dépendant d’un point de vue. Ce que nous voyons dans le miroir n’est pas nous, mais une figure de nous… et il n'est jamais trop tard d'y regarder avec attention...
Dire quelque chose, c’est toujours, d’une certaine manière, en perdre une part — et peut-être, dans cette perte même, laisser apparaître ce qui agit réellement.
Le vent y circule sans entrave, soulevant des nuées de poussière volcanique, fine et blanche comme du talc. Elle s’infiltre dans le moindre interstice, se répand comme la neige effaçant toute trace et prend place dans notre cerveau.. Elle modèle les dunes noires et grises. La végétation y est rare, mais non totalement absente…

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